samedi 5 mai 2007

L'affaire de la tâche de soupe.

J'avais oublié un bol de soupe dans le micro onde. Le soir venu l'une de mes colocataires (qui était là avant moi et dont le père est ami avec les propriétaires) a voulu l'utiliser. En sortant mon bol de soupe elle en a renversé. Et moi, gentille colocataire (qui vient d'emménager et qui a peur de gêner car elle sait qu'elle est sur un siège éjectable), présente mes excuses pour avoir oublié ma soupe dans le micro aux ondes (dont je ne connais l'ORTH). Elle m'ordonne alors avec une voix très sympathique de bébé de nettoyer. Personnellement je ne savais pas que je devais demander pardon à quelqu'un de je posséder des affaires fragile lorsqu'il les casses. Alors trouvant cette plaisanterie mignonne, parce que c'était rigoler du fait que l'on ne veut pas vider faire une corvée et que l'on est prêt à inventer des prétextes. Ou alors c'est moi qui ai compris une plaisanterie parce que je ne voulais pas nettoyer.
Elle m'a alors expliqué que la soupe pue et que c'est une erreur de ma part d'en faire. Etait-ce une blague? Et que je n'avais pas à remplir autant mon bol. Non, ce n'était pas une blague. Et qu'elle est la doyenne de l'appartement. J'adore les raccourcis.
J'ai nettoyé, je me suis dit qu'elle était trop fière pour admettre qu'elle avait fait une erreur et qu'après coup dans son coin, elle s'en rendrait compte. Quelle belle démarche pour se donner du courage et surtout ne pas admettre que j'avais commis une erreur stratégique. M'excuser, au lieu de dire "Ha oui c'est vrai...", d'un ton nonchalant. Et d'avoir laissé une brèche qui lui a permis de me reprocher d'exister. De lui avoir laissé une porte ouverte pour le compromis?
Après, elle m'a prié de ne plus utiliser sa tasse, cadeau qu'elle affectionne tout particulièrement.

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