dimanche 11 février 2007

Oui oui je rentre !

Ce samedi, à peine levée après cette semaine de décadence, je me lève tard et pars en retard pour rejoindre mon dernier ami inconnu rencontré dans un couloir de métro un mois plus tôt. Fini cette phase d'hibernation, je retourne à la vie. 1 heure après mon réveil, sur le pas de ma porte, j'assure à Bernard que oui, je rentre. Le projet de Thierry était de s'entraîner à me faire visiter un peu du quartier Latin, il fait une formation pour être guide. C'est marrant d'être monté de Marseille et de connaître presque tout Paris en moins de 2 ans ! J'ai vraiment eu un grand plaisir à parler avec lui. J'ai aussi profité de son expérience, il m'a dit de belles choses qui me semblent bien utiles. Il est devenu peintre par ce qu'il a fait son cursus et n'a pas réfléchis réellement à ce qu'il voulait faire. C'est marrant de laisser la vie choisir pour soi d'être un artiste. A moins que ce soit drôle de croire que la vie ne choisit pas pour nous. Mais je crois que je n'aime pas être sérieuse trop longtemps. Comprendre la vie ne me parait pas si utile si on passe son temps à peaufiner cette appréciation.
Et vers 9 heures, j'avais reçu un appel très enjoué d'Arsène qui se trouvait à une soirée à Austerlitz avec Caca en plus. Que si je voulais je pouvais passer! Qu'en fait ils voulaient que je passe! Bon, je vais faire un saut. Juste un détour avant de rentrer. A Austerlitz je rappelle Arsène et Caca décroche pour me surprendre, mais c'est moi qui la surprend, je suis là qu'elle me dise comment venir. Elle est toute hystérique ma Caca, elle est contente de me voir! Toujours le coeur grand ouvert. ET un grand Scarlett quand on arrive essoufflée chez un amis qu'on avait pas revu depuis 4 ans. "Tu peux me remontrer comment on pisse debout !!!". On oublie parfois qui on est et des fois on pense que l'on se le révèle à soi-même. En réalité on se le rappelle. Il y a donc 4 ans j'aimais raconter des histoires et faire le clown. Et me voilà avec mon meilleur public, Carole et son Arsène pendu à mes lèvre et mes grimaces. Ho est puis en racontant mes dernières aventures mes dernières déceptions et incompréhension sur moi les hommes et ce monde. Que personne ne veux de moi de tout près et Caca qui hurle et qui me saute dans les bras. "Mais moiiiiiiiiiii je voudrais de toi, moi, moi moi je t'aime !!!!!" Elle a toujours su me rappeler à l'ordre ma Caca. HO et puis on parle, on parle et puis on rit. Et puis Arsène, c'est vraiment un type bien. Il sait se positionner par rapport aux femmes, il a pas peur de pas tout savoir. Il a pas besoin d'être un stéréotype. Il est vraiment chouette. Et je suis super contente parce que c'est moi qui les ais mis en contact via internet et que j'ai eu une intuition et qu'on est content quand on aide le monde à augmenter le pourcentage de sourires. Quand j'ai appris que ce cher Monsieur planifiait de voir Carole de façon galante, mes mots on été: "J'ai appris que tu voulais baiser Caca, je suis super contente !" Et puis "Ho il est tard"! Et puis, ben vient dormir chez moi, il reste des métros.
Sur le chemin du retour tout les 3, on tombe sur deux mec louche avec des capuches sur un banc en train de lire une BD. Dans le dernier métro on a un groupe de gens hystériques qui haranguent les autres et c'est aussi pour ça que j'aime Paris. On est fou à Paris.
Que voulez vous, c'est Arsène et Caca, on parle tard, tard tard... Carole m'a rappelé qu'une foi je lui avais dit qu'elle ne cherchait pas à être plus intelligente quand je voulais lui apprendre les échecs parce que je tentais de lui expliquer un concept. Elle m'a dit qu'elle n'en ressentait pas le besoin. Mais elle a raison ma Caca, elle utilise son énergie à trouver de nouvelles blagues de nouvelles choses chouettes à die à faire.. Et moi je dois dire que c'est un contenu parfait pour un partenaire. Ma Caca elle est chouette. En fait je suis terriblement heureuse qu'ils existent. Je me sens heureuse de savoir qu'ils existent. Moi je les trouves bien et en plus ils ont de l'amour pour moi. On se couche tout les trois dans le lit d'Arsene. Avec notre Carole au milieux, Arsène se met sur le côté droit, Carole se met aussi sur le côté droit et me tourne le dos. Bien que dormir sur le côté droit soit mon habitude, imaginer ce à quoi on ressemblerait vu de haut, m'a bloqué. Les savoir à côté, repenser à comme Carole le prenait dans ses bras. Comme ils s'embrassaient lorsque j'avais le dos tourné, ce n'était plus la même Carole. A penser comme ils se plaisent, comme ils sont bien et pas à faire des histoires. Comme Arsène était beauf dans son métro en lisant sa revue et comme on s'en fou, "hein Caca!". Comme les choses sont douces pour eux, j'étais heureuse, très heureuse. De toute manière, le bonheur c'est un concept non? Et ce concept, c'était à ce moment là mon bonheur. Au milieux de la nuit Arsène s'est mis par terre et je n'ai pas parlé dans mon sommeil. Cela doit être parce que je me suis assez exprimée ce jour là, c'est la théorie de Thierry.
Je suis rentrée chez mes parents vers midi, elle me fou la paix ma mère et je l'ai prise dans mes bras. Elle m'a dit: "C'est chouette on va pouvoir regarder Barnaby!"

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